
PLAN STRATÉGIQUE DE RECHERCHE DE L'UNIVERSITÉ LAURENTIENNE
Notre vision du développement de la recherche à l'Université Laurentienne repose sur le rôle que notre établissement doit jouer dans le développement durable et la transformation culturelle, sociale et économique du nord-est ontarien, et par la suite, du Canada et du monde. Notre but est d'exploiter nos forces actuelles afin d'acquérir une réputation internationale dans un certain nombre de secteurs disciplinaires. À cette fin, ce plan stratégique de recherche a été élaboré par la communauté de recherche de l'Université1, sous la direction des doyens et des vice-recteurs, et met en évidence les points de focalisation en matière d'excellence en recherche. Aux activités intensives de recherche dans ces domaines se greffe la mise sur pied, en parallèle, de programmes d'études supérieures et de centres de recherche. Ce plan stratégique, qui tire profit d'occasions uniques, est une version révisée et à jour du document approuvé en 2001. En outre, il se fonde sur les points forts énoncés dans « Bâtir sur la qualité : Plan stratégique pour l'Université Laurentienne » (2003).
À mesure que Sudbury émergeait de son statut de collectivité périphérique centrée sur l'exploitation des ressources pour se transformer en un centre commercial, d'éducation et de soins de santé, ainsi la Laurentienne s'agrandissait et devenait l'université bilingue polyvalente du nord-est de la province. Même si le corps professoral effectue de la recherche fondamentale dans une vaste gamme de disciplines et continuera à le faire, l'emplacement de l'UL dans le bassin de Sudbury, un environnement géologique unique et sans conteste l'une des plus importantes grappes technologiques du secteur minier au monde, lui donne des atouts stratégiques en recherche fondamentale et appliquée pour étudier des problèmes qui se posent dans certains domaines du génie ainsi que dans les sciences sociales, humaines, naturelles et de la santé. De plus, étant donné que, à Sudbury se trouvent aussi le ministère du Développement du Nord et des Mines, le Centre de recherche de la Commission géologique de l'Ontario, l'Observatoire de neutrinos de Sudbury, l'Hôpital régional de Sudbury et le Centre régional de cancérologie du nord-est de l‘Ontario, l'UL est bien placée pour établir de solides liens institutionnels de recherche.
L'Université Laurentienne a défini les cinq piliers essentiels de son mandat : 1) ressources minérales, 2) sciences de l'environnement, 3) essor économique, politique, social et culturel de la région, 4) santé et 5) sciences souterraines. Dans ces domaines, l'accent porte tant sur la recherche fondamentale que sur la recherche appliquée, qui vise à résoudre des problèmes et est menée en étroite collaboration avec des partenaires industriels et publics de la région.
Ces cinq domaines de recherche se complètent et se chevauchent. Les ressources minérales constituent un continuum d'activités, de l'exploration à la réhabilitation du sol en passant par l'exploitation et l'extraction du minerai, le raffinage du produit final et l'exploitation respectueuse de l'environnement. En ce sens, nos intérêts dans l'exploitation minière respectueuse de l'environnement rejoignent nos intérêts dans les secteurs de l'environnement et de la santé. Les nouvelles techniques expérimentales, utiles pour la prochaine génération d'expériences, qui combinent la physique, le génie chimique et les sciences des matériaux, créent des possibilités importantes pour élargir les travaux multidisciplinaires dans les sciences souterraines. En outre, une grande partie du travail effectué dans le domaine de l'essor économique, politique, social et culturel de la région repose sur l'importance du secteur des minéraux et de l'exploitation minière ainsi que du secteur de la santé pour notre région. En tant qu'université polyvalente, l'UL sait combien il est important d'appuyer les recherches hors pair menées par son corps professoral dans tous les domaines, même si elles ne s'inscrivent pas directement dans les cinq principaux domaines de recherche indiqués ci-dessus. L'UL s'engage en effet à appuyer les autres domaines où s'effectuent des recherches hors pair.
Focalisation sur les ressources minérales
L'Université Laurentienne est située dans le bassin de Sudbury, un des plus grands sites d'exploitation minière de la planète, et n'est seulement qu'à un jour de route de certains des plus grands sites mondiaux d'extraction de l'or, du cuivre-zinc et de l'uranium. Toutes ces ressources minières ont permis d'établir dans la région : 1) le Centre de recherche sur les mines et les minéraux (CRMM) du ministère ontarien du Développement du Nord et des Mines, situé au Centre Willet Green Miller sur le campus de l'UL, 2) les laboratoires de recherche sur l'exploration et le traitement du minerai d'INCO Ltd. et de Falconbridge Ltd., 3) une vaste série de petites entreprises d'exploitation minière et de services miniers.
Au cours des vingt dernières années, l'UL a collaboré avec les secteurs public et privé pour acquérir une expertise de renommée mondiale en exploration minérale, mécanique des roches et contrôle du sol, technologie minière, modélisation et simulation de mines, recherche sur l'équipement minier et traitement du minerai.
Au cours de la Phase I, nos activités de recherche se sont déroulées dans plusieurs centres : le Centre de recherche sur l'exploitation minière et l'environnement minier (CREMEM), le Centre de recherche en géomécanique (CRG), le Laboratoire d'automatisation des mines de l'Université Laurentienne (LAMUL), le Centre de recherche en exploration minérale (CREM) et la Société de recherche appliquée en innovation minière et de réhabilitation (MIRARCO). Plusieurs de ces centres se trouvent au CRMM tout près de la Commission géologique de l'Ontario et des Laboratoires de géosciences de l'Ontario. Chacun de ceux-ci a fait des percées fondamentales dans son domaine de spécialisation.
Le plan de la Phase II inclut les initiatives suivantes :
- Le Centre de technologie minière (CTM) exploite l'expertise actuelle du LAMUL et se concentre sur les nouvelles technologies. Grâce à une subvention de 1 000 000 $ du Fonds ontarien d'encouragement à la recherche et au développement, il sera possible d'établir une chaire en technologie minière à ce centre.
- Le Centre de technologie pour la surveillance intégrée (CTSI) offre de la technologie de pointe pour les projets de recherche et de développement interdisciplinaires qui consisteront à acquérir, transférer, traiter et visualiser des données. Le CTSI est financé par une subvention de 5 000 000 $ de la Fondation canadienne pour l'innovation et du Fonds en fiducie pour l'innovation de l'Ontario. Le CTSI met actuellement au point des modèles de pointe pour l'exploration minérale, la planification et la conception des mines. Il fournit aussi à l'UL la possibilité de développer son expertise en technologie de l'information grâce à la création d'un programme d'études supérieures en informatique.
- Grâce aux efforts déployés par le Département des sciences de la Terre et le CREM, l'UL a amélioré sa capacité d'entreprendre de la recherche fondamentale en géologie. Un programme de doctorat en gisements miniers et géologie précambrienne, le premier programme indépendant de ce niveau à l'Université Laurentienne, a été créé en 2003. L'UL a entrepris des initiatives majeures visant à comprendre la répartition des gisements minéraux dans le Bouclier précambrien, notamment le Projet Abitibi (~ 1 200 000 $) et le programme proposé de Forage continental (~ 17 000 000 $).
Finalement, au cours de la Phase III, nous envisageons ce qui suit :
Établir un programme d'études supérieures d'enseignement coopératif en sciences de la terre et en génie, ainsi qu'un programme de doctorat en génie des ressources naturelles, et de créer un centre national des mines en collaboration avec les collèges Cambrian, Boréal et Northern, l'École des mines de Haileybury et d'autres organismes intéressés.
Améliorer la recherche menée au CREMEM sur l'équipement minier en dirigeant la création d'un programme de doctorat en sciences des matériaux qui apporterait un complément au programme de doctorat en gisements miniers et géologie précambrienne et au programme proposé de doctorat en génie des ressources naturelles. Le CREMEM a l'intention de solliciter de la FCI une importante subvention d'infrastructure afin de mettre sur pied un laboratoire d'analyse de l'équipement minier. Cette installation de pointe unique en son genre s'ajouterait aux instruments disponibles au Laboratoire géoscientifique de l'Ontario et à la Centrale d'analyse. En outre, la nouvelle installation servirait aussi pour les recherches environnementales (technologies d'assainissement, analyse des déchets, etc.) et biomoléculaires (analyse des biomatériaux, analyse des structures biologiques à l'aide du MET, etc.).
Ce plan tirera parti de l'expertise actuelle et intensifiera nos activités de recherche dans les domaines des ressources minérales et du génie. L'élargissement des liens entre les centres de recherche de l'UL et le Centre de recherche sur les mines et les minéraux de l'Ontario, y compris la Commission géologique de l'Ontario et les Laboratoires de géosciences de l'Ontario, fait aussi partie intégrante de ce plan.
Focalisation sur les sciences de l'environnement
Le développement durable exige une bonne planification environnementale et de saines mesures de redressement. Il n'existe pas de ville plus chevronnée que Sudbury en matière de réhabilitation environnementale après l'exploitation minière. Ses succès dans la restauration environnementale lui ont valu des prix internationaux et elle a aussi été le théâtre de nombreuses conférences internationales sur l'environnement. Le fait d'être situé à Sudbury, l'UL est un laboratoire idéal pour les études environnementales sur le terrain et les activités minières. Les Départements de biologie, chimie et biochimie et de sciences de la terre et l'École de génie possèdent un vaste éventail de compétences de recherche en génie et sciences de l'environnement. Ces vingt dernières années, l'UL a collaboré avec les secteurs public et privé pour développer cette expertise, surtout dans les domaines des études aquatiques, du changement climatique, de la réhabilitation des mines et de la restauration environnementale, de la télédétection et de la surveillance environnementales, de la biogéochimie analytique des éléments traces, de la toxicologie et de la gestion des déchets miniers. Des membres du corps professoral nommés récemment apporteront de l'expertise en gestion des déchets nucléaires faiblement radioactifs et en modélisation environnementale.
Au cours de la Phase I, les activités en ce domaine ont principalement été menées par l'Unité conjointe d'écologie d'eau douce (UCEED), la Station de recherche d'Elliot Lake (SREL), le Centre de surveillance environnementale (CSE) et le Centre de technologie pour la surveillance intégrée (CTSI).
Au cours de la Phase II, le plan est d'établir des programmes multidisciplinaires de maîtrise et de doctorat en sciences de l'environnement, ce qui renforcera le vaste éventail de compétences des diverses unités de la Faculté des sciences et de génie. Le programme proposé de doctorat en écologie boréale a d'ailleurs été présenté au CESO.
Finalement, au cours de la Phase III, nous envisageons de créer l'Institut de recherche environnementale qui s'intéressera à la restauration des lacs et des bassins hydrographiques, aux effets environnementaux de la surveillance dans les milieux aquatiques, à la réhabilitation biologique des lacs du nord, au changement climatique et à ses retombées sur la récupération des lacs acidifiés, à la limnologie urbaine, aux interactions entre les sédiments et l'eau, à la technologie de surveillance à distance, à la protection de l'eau douce et au génie de la réhabilitation, et aux processus d'absorption des métaux lourds dans le traitement de l'eau.
Focalisation sur l'essor économique, politique, social et culturel de la région
L'essor économique, politique, social et culturel de la région du nord-est ontarien fait partie des principaux objectifs énoncés dans la mission et le plan stratégique de l'Université Laurentienne. Ses programmes d'enseignement et de recherche mettent l'accent sur la préservation et l'enrichissement de l'environnement socio-culturel du Nord-Ontario en étudiant : 1) ses particularités et en montrant les importantes répercussions que celles-ci peuvent avoir à l'extérieur de la région, aux paliers national et international et 2) les retombées des forces nationales et internationales sur le nord de la province.
Individuellement, un grand nombre de chercheurs ont apporté des contributions dans ce domaine, mais des thèmes communs se sont dégagés au sein des facultés des humanités, des sciences sociales et des écoles professionnelles.
Les Facultés des humanités et des sciences sociales combinent des connaissances acquises au fil des siècles dans les domaines de la philosophie, des sciences religieuses, des langues et de la littérature avec celles qui ont connu une expansion plus marquée au XXe siècle, période où des efforts ont été faits pour comprendre la condition humaine à la lumière de la science.
La Faculté des écoles professionnelles place la condition humaine dans les contextes social, économique et politique les plus larges. Elle accorde un intérêt particulier à l'étude des possibilités d'amélioration de l'environnement social et culturel par l'éducation, la santé, les services sociaux et le commerce.
Aussi, les facultés ont-elles établi pour leurs recherches les priorités suivantes :
Interdisciplinarité
Les recherches interdisciplinaires constituent la priorité et le point de concentration des trois facultés dans ce domaine de la connaissance. Cette orientation qui prévaut est à la base des centres de recherche des facultés, des programmes d'études supérieures et des plans du corps professoral. La combinaison des disciplines et des méthodes de recherche a mené à la création de trois centres (CRDH, INORD, IFO). Deux des programmes de maîtrise ès arts des facultés (Humanités - interprétation et valeurs; Développement humain) ont émergé de démarches interdisciplinaires et de l'apport de membres du corps professoral et de la population étudiante de diverses disciplines. L'interdisciplinarité est ainsi l'une des caractéristiques principales des sciences humaines et des écoles professionnelles de l'Université Laurentienne et elle restera le facteur essentiel de la recherche. Les Facultés des humanités et des sciences sociales mettent actuellement au point la programme de doctorat interdisciplinaire en recherches chez les humains et la Faculté des écoles professionnelles a soumis au CESO le programme proposé de doctorat en santé dans les milieux ruraux et du nord.
Études régionales (nord-est de l'Ontario)
Conformément à la mission de l'Université Laurentienne (établissement bilingue et triculturel du haut savoir), les Facultés des humanités et des sciences sociales ont mené des recherches ayant comme objet le nord-est de l'Ontario. Les membres du corps professoral ont choisi deux pôles de recherche dans cette aire géographique.
Études linguistiques et culturelles
Beaucoup de membres du corps professoral effectuent des études sur les divers groupes linguistiques et culturels de la région en s'intéressant non seulement à leurs caractéristiques individuelles, mais aussi aux relations établies entre eux au cours des 100 dernières années. Les Francophones, qui constituent plus du tiers de la population, ont été l'objet de recherches faites par des membres du corps professoral de diverses disciplines. La langue, la littérature et le folklore des Franco-Ontariens soulèvent un intérêt particulier. L'Institut franco-ontarien se consacre aux recherches et à la publication dans les domaines qui concernent ce segment de la population. Des plans sont en préparation pour créer une M.Ed. en français qui soutiendra les recherches en éducation. Le programme met en place des lignes de force en technologie et en éducation.
D'après la mission triculturelle de l'Université, des recherches plus poussées sur les questions autochtones sont prioritaires. Les programmes d'études autochtones et des services sociaux pour les Autochtones sont reconnus au-delà des frontières comme étant un foyer de compétences biculturelles. Les nouvelles Écoles de médecine et de sciences de l'éducation travailleront intégralement en collaboration avec les populations locales des Premières Nations, ce qui ouvre la voie à d'intéressantes possibilités de recherche dans les domaines des services offerts aux Autochtones (langues, culture, éducation, services sociaux et santé). Ces points forts peuvent placer l'Université Laurentienne parmi les chefs de file canadiens dans ce domaine.
Les membres du corps professoral ont aussi fait des recherches sur quelques groupes culturels en particulier - Italiens et Finlandais - de la région de Sudbury et les relations des ces peuples et de ces cultures avec la majorité anglophone du nord-est de l'Ontario.
Les sports et la culture dans leurs aspects nationaux et internationaux apparaissent comme un nouveau domaine de recherches en psychologie des sports et en sciences de l'activité physique.
Études sur le développement
Les membres du corps professoral d'unités comme Histoire, Géographie et Science économique concentrent leurs recherches sur l'évolution et le progrès de diverses facettes du nord-est de l'Ontario. L'Institut nord-ontarien de recherche et de développement (INORD) a été et est toujours particulièrement actif dans ce domaine, ayant organisé des conférences et appuyé des publications dans divers segments prioritaires pour l'expansion du nord-est de l'Ontario. Cet intérêt répond aux priorités de la mission et du plan stratégique de l'Université Laurentienne.
En outre, trois centres de recherches, chacun avec sa finalité propre, ont fait et facilité des recherches mono et multidisciplinaires dans les Facultés des écoles professionnelles et des humanités et des sciences sociales, ayant ainsi contribué à l'avancement social et culturel de la région et à l'expansion des connaissances en général.
Focalisation sur la santé
Au cours de la dernière décennie, Sudbury s'est établi comme le centre de développement d'un grand nombre de services de santé et de promotion de la santé de haute qualité dans le nord-est de l'Ontario. Même si plusieurs initiatives sont actuellement amorcées, de manières différentes, les efforts de recherche sont dirigés vers les questions de la santé dans les régions rurales et du nord. Ces questions vont des risques que comporte l'environnement et le travail pour les personnes qui oeuvrent dans une économie basée sur les ressources aux difficultés à dispenser des soins de santé de qualité à une population largement dispersée et âgée en très haute proportion. La clef pour résoudre efficacement ces questions réside dans l'établissement d'associations solides avec d'autres organismes de santé régionaux et dans la création de réseaux pour que toute la région bénéficie des résultats des recherches sur la santé. Le besoin de modèles de prise de décision qui conviennent aux organismes virtuels est, pour les administrateurs et les chercheurs dans le domaine de la gestion, une sérieuse difficulté qu'il faut résoudre sans délai.
L'établissement de l'École de médecine du Nord-Ontario à l'Université Laurentienne a largement contribué au développement des études touchant la santé dans de nombreuses disciplines et dans toutes les facultés. La santé devient un sujet grandissant de recherche et continuera à attirer et à intéresser des membres du corps professoral et de la population étudiante, surtout la politique de la santé, la prestation des services de santé et l'administration publique de la santé.
Les forces en recherche sur la santé dans les milieux ruraux et du nord se trouvent aux écoles des sciences infirmières, de service social et sciences de l'activité physique et dans les programmes de formation de sages-femmes et de services sociaux pour les Autochtones.
Au cours de la Phase I, la base de l'engagement de l'UL dans la recherche en santé et développement humain réside en deux centres de recherche : le Centre de recherche en développement humain (CRHD) et le Centre de recherche en santé dans les milieux ruraux et du nord (CRSMRN).
Dans la Phase II, notre plan dans ce domaine comporte les initiatives
suivantes :
- Les membres du corps professoral de l'UL collaborent étroitement avec le Service de santé publique et du district de Sudbury, l'Hôpital régional de Sudbury et les Centres de santé des travailleurs(ses) de l'Ontario pour enrichir les recherches sur la santé cardio-vasculaires, les soins maternels et infantiles, les politiques des services sociaux et de santé, la santé et la sécurité au travail, les blessures au dos et la biomécanique du dos, la santé mentale en milieu rural, l'oncologie, la radiothérapie et la gérontologie. Le Projet du CNFS ajoute de l'infrastructure et du soutien à la recherche en santé pour les Francophones.
- Les membres du corps professoral de l'UL continueront d'effectuer des recherches fondamentales indépendamment ou en collaboration, dans le domaine de la santé, avec des scientifiques du Centre régional de cancérologie du nord-est de l'Ontario, dont plusieurs sont des professeurs associés ou affiliés à l'Université. Leurs domaines de recherche sont l'étude expérimentale ou théorique de la structure et des fonctions des biomolécules complexes, la biologie moléculaire et cellulaire, la biochimie structurale, la modélisation des molécules assistée par ordinateur, la chimie biophysique, la radiothérapie et la physique médicale. Le CESO a approuvé le programme de doctorat en sciences biomoléculaires, auquel il est maintenant possible de s'inscrire.
- Plusieurs études ont mis en évidence les risques élevés de mauvaise santé dans le nord-est ontarien. À la lumière de ces études, l'Université a, tel qu'indiqué précédemment, soumis une proposition de doctorat en santé dans les milieux ruraux et du nord, un programme interdisciplinaire mettant à contribution les trois facultés.
- L'UL, le Centre régional de cancérologie du nord-est de l'Ontario et l'Hôpital régional de Sudbury ont créé une chaire de recherche en cancérologie qui a été financée en grande partie par les 1 500 000 $ du Fonds d'encouragement à la recherche et au développement de l'Ontario. D'autres fonds ont été obtenus de dons locaux pour les recherches du Centre et de l'Hôpital et de dons du secteur privé.
- L'UL collabore étroitement avec la Corporation pour l'éducation médicale du nord-est de l'Ontario (CEMNEO) qui offre, de concert avec des facultés de médecine établies de l'Ontario, des programmes d'enseignement clinique pour les résidents en médecine familiale, des cours au choix pour les étudiants en médecine, des programmes pour les résidents qui se spécialisent et plusieurs autres programmes paramédicaux. La CEMNEO compte un grand réseau de précepteurs-médecins qui offre d'importantes possibilités de recherches cliniques dans toute la partie nord de la province. L'UL s'est alliée à la CEMNEO pour exploiter ce potentiel de recherche.
Enfin, dans la Phase III, nous envisageons les initiatives suivantes :
- Expansion de l'expertise de l'UL dans le domaine de la biotechnologie par la création de liens entre diverses disciplines et établissements. Des avantages considérables devraient découler de la collaboration avec la Neureka Research Corporation, organisme sans but lucratif installé sur le campus, qui crée actuellement une division de biotechnologie avec des infrastructures de pointe.
- Établissement d'un groupe de santé et sécurité au travail et dans l'environnement, d'une équipe de recherches sur l'offre de services de santé en milieu rural et d'un groupe de recherches en épidémiologie qui étudiera l'incidence régionale de maladies telles que le cancer et les troubles cardiaques.
- Mise sur pied d'un réseau du nord pour les recherches en santé, auquel participeront des chercheurs et des professionnels de la santé du nord-est de l'Ontario qui se concentreront sur les questions de santé de la région.
Sciences souterraines
L'Université Laurentienne se trouve à 25 km d'une ressource unique ayant une importance internationale pour les sciences fondamentales. À la croisée de la physique des particules et de l'astrophysique, il est possible d'envisager certaines expériences extrêmement complexes qui constituent nos meilleures possibilités de résoudre des problèmes de longue date et d'enrichir fondamentalement nos connaissances du monde physique. Ces expériences portent sur des effets extrêmement rares et subtils et ont en commun la nécessité de se dérouler dans les grandes profondeurs, ce qui offre une protection contre l'interférence des rayons cosmiques.
L'Observatoire de neutrinos de Sudbury (ONS) a été financé en 1990 et sa construction achevée en 1999. L'Université Laurentienne a fait partie des trois membres fondateurs de l'Observatoire conçu au milieu des années 80. L'ONS est une initiative concertée mettant à contribution 16 établissements répartis dans trois pays. Les premiers résultats scientifiques publiés par l'ONS en 2001 ont résolu le vieux « problème des neutrinos solaires ». Au milieu de 2003, l'ONS avait publié trois articles clés, à savoir les trois articles les plus cités dans le domaine de la physique.
L'ONS se trouve dans la mine Creighton de l'INCO, la plus grande cavité jamais excavée à 2 km de profondeur. Sa profondeur et sa taille rendent cette cavité unique au monde et en feront un lieu de choix pour de futures expériences lorsque l'ONS sera terminé. Devant la réputation internationale de l'ONS et en vue d'exploiter nos points forts, la Fondation canadienne pour l'innovation (plus précisément le Fonds de collaboration internationale), le Fonds ontarien pour l'innovation, FedNor et le Fonds du patrimoine du Nord-Ontario ont versé plus de 49 000 000 $ pour créer le SNOLAB, une installation internationale de sciences souterraines. Les fonds servent à agrandir l'espace dans l'environnement souterrain afin de pouvoir mener deux ou trois expériences supplémentaires et de construire des installations d'appoint.
La création du SNOLAB fait suite au succès retentissant et aux retombées scientifiques notoires de l'ONS et est pour l'Université Laurentienne une occasion unique de continuer à jouer un rôle de premier ordre sur la scène internationale pendant des décennies. Les membres du corps professoral et de la population étudiante de l'UL participent depuis toujours aux activités de l'ONS et constituent actuellement des membres clés du petit groupe chargé de la conception du SNOLAB. Comme à l'ONS, les expériences menées dans le SNOLAB seront des collaborations internationales qui exigeront sans doute plusieurs centaines d'années-chercheurs. L'expertise de l'UL dans plusieurs des technologies de base requises pour les travaux scientifiques souterrains, ainsi que la proximité du SNOLAB garantissent une solide participation à ce programme scientifique passionnant.
Sommaire
Le Plan stratégique de recherche tient compte du fait que des recherches se poursuivront dans des domaines autres que ceux que ce document indique, mais il recense aussi les cinq domaines essentiels qui découlent des points forts et des facteurs géologiques, industriels et culturels de l'Université :
- ressources minérales
- sciences de l'environnement
- essor économique, politique, social et culturel de la région
- santé
- sciences souterraines
Le plan prévoit l'expansion des recherches et de l'enseignement des études supérieures dans ces domaines et d'autres domaines de recherches fondamentales pour la création d'une réputation internationale. Nous y parviendrons partiellement par les allocations du programme des chaires de recherche du Canada pour augmenter le nombre de membres du corps professoral dans certains domaines et la création de nouveaux programmes d'études supérieurs dans des matières choisies. Les chaires agiront comme moteur pour la consolidation des activités de recherche et la création de ces nouveaux programmes.
Le plan stratégique de recherche, élément essentiel pour déterminer l'allocation de nos ressources, est en train de conférer à l'Université un rôle d'avant-garde dans un environnement dont elle est partie intégrante. Nous cherchons à établir des associations qui augmenteront notre capacité de soutenir la haute qualité de l'enseignement, d'améliorer notre capacité technologique et d'accroître notre contribution au développement économique régional. Le succès des associations établies à l'intérieur et à l'extérieur et l'importance de la contribution de l'Université seront les indicateurs qui nous permettront d'évaluer les progrès accomplis dans le cheminement vers les objectifs établis. Le montant des fonds de recherche, l'intérêt pour les études supérieures, la publication des résultats des recherches, les prix et la reconnaissance des mérites des membres du corps professoral et des personnes inscrites à des programmes d'études supérieures ainsi que les profits économiques possibles des transferts de technologie ou autres seront utilisés, eux aussi, comme mesure de la réussite.
Centres et installations de recherche à l'Université Laurentienne
Le CREMEM (maintenant le Centre de recherche sur l'équipement minier) favorise et facilite la recherche multidisciplinaire sur le matériel utilisé dans le secteur minier et minéral. Il a été créé en 1984 à titre de Centre de recherche sur l'exploitation minière et minérale, avec une subvention de 1 500 000 $ de la Direction générale de la recherche sur les mines et les minéraux du gouvernement fédéral afin d'établir des liens entre des partenaires universitaires, organisationnels et industriels. Le CREMEM a rapporté plus de 6 000 000 $ de fonds de recherche et a donné lieu à la création de centres de recherche, notamment le CRG, la SREL (Station de recherche d'Elliot Lake) et le CREM. L'établissement de MIRARCO et du Centre de recherche en exploration minérale a justifié la réorientation du CREMEM vers la recherche sur l'équipement minier. Il convient de souligner que, au meilleur de nos connaissances, il n'existe actuellement aucun centre de recherche de ce type en Amérique du Nord, ce qui rend le CREMEM unique en son genre.
Le CRG offre de l'expertise en géomécanique et en génie géotechnique afin de promouvoir la sécurité et la rentabilité de l'exploitation minière et du creusement des tunnels. Il a été créé en 1988 dans le cadre d'un programme d'excellence liant les universités Queen's, de Toronto et Laurentienne. La chaire de géomécanique et de contrôle du sol de l'UL a été financée grâce à une subvention de 1 000 000 $ du gouvernement de l'Ontario et a depuis rapporté plus de 8 000 000 $ de fonds de recherche.
Le LAMUL est un laboratoire de recherche situé à l'École de génie; il se concentre sur l'analyse technique et l'architecture des systèmes de télédétection et d'exploitation minière automatisée, l'animation et la simulation en trois dimensions de la séquence de l'exploitation minière et du matériel et les systèmes de répartition et de contrôle des transports par véhicules. Depuis sa création en 1993, le LAMUL a rapporté presque 1 000 000 $ en subventions du secteur public et de l'industrie.
Le CREM est étroitement lié au Département des sciences de la terre et incite la collaboration des secteurs universitaire, gouvernemental et industriel pour la recherche sur les gisements de minerai et la géologie précambrienne. Il mène des études fondamentales sur les gisements de minerai et sur leur milieu géologique, aide l'industrie canadienne des mines à découvrir des gisements et apprend des techniques d'exploration minérale à des géologues. Le CREM a été fondé en 1997 parallèlement à l'établissement de la chaire principale du CRSNG de recherche en exploration minérale au Département des sciences de la terre. Ces dernières années, les chercheurs du CREM ont recueilli plus de 1 500 000 $ de fonds annuels pour des recherches sur les gisements des quatre coins de la planète. Le Centre a récemment reçu le contrat d'administration pour quatre ans du Programme de technologie de l'exploration minérale d'une valeur de 8 000 000 $, qui a été décerné par le ministère du Développement du Nord et des Mines de l'Ontario.
MIRARCO a été créée en 1998 à titre d'entreprise à but non lucratif de recherche appliquée et de service technique dans le cadre de la collaboration de l'UL avec les secteurs privé et public. Cette société chapeaute d'autres centres qui fonctionnent à titre de centres industriels ou de centres affiliés.
L'UCEED a été créée en 1989 pour effectuer des recherches sur l'écologie de l'eau douce. Elle est financée par le ministère des Richesses naturelles et le ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Technologie de l'Ontario, l'industrie minière, le CRSNG, Environnement Canada, le ministère des Pêches et des Océans, la Direction norvégienne de la nature et diverses autres sources de fonds. Ce centre est réputé à l'échelle internationale pour ses études sur l'acidification des lacs, les mesures de restauration et la récupération de l'écosystème des lacs dans le Nord-Ontario. Depuis sa création, l'unité a rapporté plusieurs millions de dollars de subsides.
La SREL a été fondée en 1992 dans le cadre d'une initiative de 3 000 000 $ menée par le ministère du Développement du Nord et des Mines, Rio Algom et Denison Mines. Elle a évolué en un centre de recherche et de développement doté d'un budget annuel de 1 000 000 $ et effectue des recherches, la mise au point et l'application de techniques et technologies acceptables sur les plans environnemental et social afin d'aider tous les paliers gouvernementaux et le secteur privé à utiliser les ressources en respectant des principes économiques et environnementaux. La station a la caractéristique unique d'étudier les effets à long terme des radiations de faible niveau.
Le CSE a été mis sur pied en l'an 2000 en vue d'appliquer les technologies de surveillance à distance aux problèmes environnementaux. Il compte une chaire financée par une subvention de 1 000 000 $ du Fonds ontarien d'encouragement à la recherche et au développement.
Le CTSI (voir ci-dessus) mettra au point des modèles avancés de surveillance environnementale visant à vérifier le respect des règlements et à effectuer des recherches en sciences de l'environnement.
L'Institut nord-ontarien de recherche et de développement (INORD) favorise les études scientifiques sociales et offre un soutien en recherche sur une vaste gamme de questions qui se posent dans le Nord-Ontario. L'Institut épaule également les membres du corps professoral de l'UL qui effectuent des recherches sur le nord et publient les résultats de leurs travaux; il favorise l'enrichissement dans le nord de systèmes essentiels de soutien à la recherche, comme des bibliographies et des bases de données, et parraine des conférences et séminaires sur des sujets propres au nord-est ontarien.
L'Institut franco-ontarien a été créé en 1976 pour : 1) promouvoir la recherche sur divers aspects des réalités franco-ontariennes, 2) publier, dans la Revue du Nouvel-Ontario et d'autres types de publications, telles que des actes de colloque, les résultats de diverses études sur divers aspects sociaux et culturels de la francophonie ontarienne, 3) recueillir des documents d'intérêt sur le français en Ontario (cette documentation se trouve dans la bibliothèque J. N.-Desmarais de l'UL). L'IFO s'est allié à d'autres universités francophones du Canada pour mettre au point un projet de recherche sur la vitalité des communautés francophones. Il a aussi amorcé une réflexion sur les retombées de la nouvelle économie et des nouvelles orientations politiques des gouvernements fédéral et provinciaux sur les collectivités franco-ontariennes.
Le Centre de recherche en développement humain (CRHD) procure l'infrastructure d'appui aux M.A. et M.Sc. en développement humain et mène des recherches dans trois grands secteurs des services à la personne (services sociaux, éducation et santé) en mettant l'accent sur des questions de santé et sécurité au travail, surtout sur les aspects liés aux accidents et à la prévention des maladies. Les membres du corps étudiant participant à des activités de recherche menées au centre sont incités à effectuer des études orientées sur la politique au cours de la préparation de leur grade.
Le CRSMRN est un centre universitaire et de recherches appliquées où travaillent plusieurs chercheurs et employés de disciplines et formations professionnelles diverses. Il a pour mandat d'effectuer des recherches sur la santé en milieu rural, la main-d'oeuvre dans le domaine de la santé et les moyens innovateurs pour servir les collectivités rurales et du nord dans l'objectif d'améliorer l'accès aux services de santé, de mieux comprendre le système des soins de santé dans les régions rurales et d'appuyer, par la recherche, les organismes qui dispensent des soins de santé dans le nord-est de l'Ontario et autres régions rurales. Outre le travail en association avec les établissements qui dispensent des soins (le Centre régional de cancérologie du nord-est de l'Ontario, l'Hôpital régional de Sudbury, la Corporation pour l'éducation médicale du nord-est de l'Ontario et le Centre de santé de Sault Ste. Marie) et le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario, le CRSMRN collabore intensément avec des chercheurs d'autres universités et organismes tels que les universités Lakehead, d'Alberta, de Toronto, Concordia et de Northern British Columbia, l'Institut canadien de l'information en matière de santé et le Collège des médecins de famille du Canada. Le CRSMRN est l'un des rares centres de recherche du Canada qui porte ses efforts sur les questions de la santé en milieu rural. Il est connu dans tout le pays pour l'importance que les recherches sur ces questions ont acquise grâce à ses travaux et pour le grand nombre de sujets qui y sont étudiés : les variations régionales dans l'importance accordée à la santé, la mauvaise répartition des médecins, l'utilisation de la technologie de télésanté, les modèles innovateurs pour dispenser des services de santé en milieu rural, la formation de professionnels dans les milieux ruraux et le système d'appui parallèle. Le CRSMRN a reçu des fonds considérables pour la réalisation de recherches d'organismes tels le Conseil de recherches en sciences humaines, le Programme national de recherche et de développement en matière de santé, le Laboratoire de lutte contre la maladie, la Fondation canadienne de recherches sur les services de santé, la Fondation Richard Ivey, la Change Foundation, Santé Canada et le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario.
1 Nous avons sollicité les suggestions des établissements affiliés en passant par le doyen concerné. Pour les besoins du programme de chaires de recherche du Canada, les établissements affiliés sont l'Université Huntington, l'Université Thorneloe, le Collège universitaire d'Algoma et le Collège universitaire de Hearst.